Un grand succès pour le récital de piano donné par Tanja Biderman!

Arpèges a eu le grand plaisir d’accueillir, le temps d’une soirée, une artiste hors normes.

A peine annoncé, le programme était très attendu par le public, qui avait le pressentiment que cette soirée serait synonyme d’excellence.

Le concert n’a fait que confirmer cette intuition, en dévoilant une talentueuse concertiste dont la virtuosité a révélé une réelle passion et grande sensibilité.

Son jeu associe les grandes lignes des écoles de l’Est avec une vision de grande sensibilité et un toucher extrêmement raffiné.

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Découvrez la critique de concert, par Lidia Gerliewicz :

Au concert de la pianiste Tanja BIDERMAN le 14 novembre 2013 chez « Arpèges »
Sous le signe de la virtuosité, la jeune pianiste ukrainienne Tanja Bidermana donné un récital très coloré le 14 novembre chez  « Arpèges »  à Strasbourg
D’emblée, dès les premières mesures de la Sonate de Scarlatti, les dés sont jetés : approche claveciniste dans une acoustique un peu sèche, la sonorité claire de la pianiste a plongé le public dans une ambiance baroque aux rythmes hispaniques. Ensuite les « Variations sérieuses » de Mendelssohn qui constituent un pilier du répertoire romantique, ont été interprétées de façon captivante dans un élan de « crescendo », mettant ainsi en valeur la virtuosité et les contrastes de la partition. Les variations lentes, religieuses ont également retenu toute l’attention des quatre-vingts auditeurs et invité au recueillement le plus intime.
Les œuvres de Ravel  -« Alborada del Gracioso »-  et Rachmaninoff  -Allegro de la deuxième sonate-  ont permis à Tanja Biderman d’exposer pleinement sa maîtrise de l’instrument. Chez Ravel, Tanja a su tisser un contexte tout en finesse mêlant l’imitation des « pizzicatos » de la guitare et la gestion de l’ampleur orchestrale. Chez Rachmaninoff en revanche, elle a réussi à rendre avec aisance toute la virtuosité dès le fulgurant arpège descendant de l’ouverture, en se promenant à travers l’exubérance des thèmes lyriques et l’écriture flamboyante de haute voltige pianistique. Ce que transmet Tanja Biderman au piano est touchant, plein de tempérament et interprété avec sincérité dans un très bel équilibre. Bravo à cette concertiste qui a conquis son public et a donné le second mouvement de la même sonate de Rachmaninoff en guise de remerciements… Nous aurions également aimé l’entendre dans le final…
Arpèges a su « flairer » le talent authentique d’une jeune musicienne guidée dans les classes des Masters par son professeur de la Hochschule de Berne Patricia Pagny. Ces soirées sont de superbes initiatives, à la fois agréables et très professionnelles, dans une atmosphère très détendue et conviviale.
Lidia Gerliewicz